Histoire
Homme: Et
voilà jeune fille l’adresse que tu m’as
indiquée.
JF: Merci Monsieur c’est très gentil,
au revoir…
La jeune fille allait descendre de voiture soulagée
d’être enfin arrivée là où depuis
2 jours elle essayait vainement de ce rendre.
Homme: Un instant… C’est Anaya ton
prénom il me semble?
Anaya: Oui
Homme: Bon si j’avais un conseil à te
donner Anaya, c’est de ne jamais refaire du stop. J’ai
une petite fille de ton âge et je peux te dire que si je la
prenait en train de faire du stop elle ne pourrait plus
s’asseoir pendant longtemps! Avec tout ce qu’on entend
aux informations ces derniers temps ça me fait froid dans le
dos. Une belle jeune fille comme toi de plus. Tu as eu de la chance
de tomber sur moi.
Anaya: Je sais Monsieur j’ai pris le train
à Daytona mais comme j’avais pas de billet on
m’a fait descendre à Free town… Promis je ne
recommencerais pas. D’ailleurs je suis arrivée,
enfin j’espère…
Les derniers mots furent proférés dans un souffle de sorte que l’homme ne les entendent pas.
Homme: Bon si on est d’accord tout les deux
tu peux y aller.
La jeune fille souffla un dernier au revoir et descendit du
véhicule.
Le conducteur la suivit un
moment des yeux pour être sûr qu’elle allait se
diriger vers la maison qu’elle lui avait
indiqué.
Il ne savait pas pourquoi mais il se sentait responsable de cette
jeune fille, son regard remplit de désespoir lui avait
tourné le cœur. Elle n’avait
proféré que des birbes de phrases depuis qu’il
l’avait trouvée, le pouce levé sur la route
départementale. Ce fut avec soulagement qu’il la vit
toquer à la porte, il démarra donc et repartit pour
aller retrouver sa petite femme qui devait commencer à se
demander ce qu’il fabriquait.
Le cœur d’Anaya
tambourinait de plus en plus fort dans sa poitrine tandis
qu’elle montait les marches. Elle avait tant
rêvé de cette maison, rêvé d’y
revenir un jour, mais maintenant qu’elle se trouvait devant
le seuil elle commençait à angoisser. Et si là
aussi on ne voulait pas d’elle? D’un geste de la
tête elle chassa ses idées. Non sa grand-mère
ne lui avait-elle pas dit un jour qu’elle serait toujours la
bienvenue ici?
Elle s’approcha de la porte et se mit à toquer, il
n’y avait plus de sonnerie sur la porte
d’entrée. Après l’attaque cardiaque de sa
grand-mère il y a de cela 5 ans, son grand-père avait
désactivé la sonnette angoissé par tout ce qui
pourrait causer un choc à sa femme.
Anaya: Soit là mamie s’te plait soit làààààà.
C’est avec un immense soulagement qu’elle vit sa
grand-mère apparaître. Les yeux d’anaya
commencèrent à se brouiller en voyant le visage si
doux et paisible de sa grand-mère.
En reconnaissant sa petite fille la grand-mère se
précipita vers la porte et la déverrouilla aussi vite
que le pouvaient ses mains tremblantes.
Ludmilla (grand-mère): Anaya ma puce, que…
comment…
Anaya se précipita dans les bras de sa grand-mère
en larme.
Anaya: Mamie au mamiiiiiiiiiie
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